Climen est un traitement hormonal substitutif (THS) séquentiel associant estradiol et acétate de cyprotérone. Il est indiqué pour le soulagement des symptômes de carence estrogénique liés à la ménopause (naturelle ou induite), notamment les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, l’irritabilité, l’insomnie, la sécheresse et l’atrophie vaginales, la dyspareunie, ainsi que certains troubles urinaires. En rétablissant un niveau hormonal plus physiologique, Climen contribue à améliorer la qualité de vie pendant la transition ménopausique.
Ce THS séquentiel introduit de l’estradiol seul sur une première phase, puis combine estradiol et progestatif sur la seconde. Ce schéma protège la muqueuse endométriale de l’effet de stimulation estrogénique continu, réduisant le risque d’hyperplasie endométriale. Chez les femmes avec utérus, l’ajout d’un progestatif est essentiel dans tout THS estrogénique. Le calendrier séquentiel génère généralement un saignement de privation, souvent léger et prévisible, en fin de cycle.
Au-delà du contrôle des symptômes vasomoteurs, Climen peut contribuer à la prévention de la perte osseuse postménopausique chez les femmes à haut risque d’ostéoporose lorsque d’autres options ne conviennent pas. Il ne s’agit pas d’un contraceptif et ne doit pas être utilisé à cette fin. Avant d’initier Climen, une évaluation individuelle du rapport bénéfice/risque est nécessaire, tenant compte de l’âge, du temps écoulé depuis la ménopause et des facteurs personnels.
Climen se présente classiquement en plaquette séquentielle de 21 comprimés: 11 comprimés contenant uniquement de l’estradiol, suivis de 10 comprimés associant estradiol et acétate de cyprotérone. On prend un comprimé chaque jour, à heure fixe, en suivant l’ordre indiqué sur la plaquette. Après 21 jours de prise, on observe un intervalle sans comprimé de 7 jours, au cours duquel survient généralement un saignement de privation. On entame ensuite une nouvelle plaquette, même si le saignement n’est pas totalement terminé.
Début du traitement: chez les femmes encore réglées, il est habituel de débuter Climen le 5e jour du cycle naturel. Chez les femmes en aménorrhée ou ménopausées, le traitement peut commencer n’importe quel jour après exclusion d’une grossesse. Si vous passez depuis un autre THS, suivez les indications du médecin pour la transition. Le dosage de Climen est fixe; il convient d’utiliser la dose la plus faible efficace pendant la durée la plus courte compatible avec les objectifs thérapeutiques, avec réévaluation régulière.
Prise quotidienne: avalez le comprimé avec un verre d’eau, avec ou sans nourriture. En cas de troubles digestifs, la prise avec un repas peut améliorer la tolérance. Tenez un calendrier ou utilisez un pilulier pour réduire les erreurs de prise. Consultez périodiquement votre professionnel de santé pour ajuster la stratégie thérapeutique, surveiller la tension artérielle, le poids, le sein et l’endomètre, et réévaluer le rapport bénéfice/risque.
Avant d’initier Climen, un interrogatoire approfondi et un examen clinique sont requis, avec bilan des antécédents personnels et familiaux (cancer du sein, thrombose veineuse, maladies cardiovasculaires, ictus, pathologie hépatique, migraines, endométriose, fibromes, lupus, épilepsie, hypertriglycéridémie, cholestase, asthme, otospongiose). Un examen mammaire et, si nécessaire, une évaluation gynécologique (incluant échographie endométriale selon le contexte) sont recommandés. Pendant le traitement, des contrôles réguliers permettent de dépister tôt toute anomalie et d’ajuster la prise en charge.
Risques vasculaires et oncologiques: comme tout THS combiné, Climen peut légèrement augmenter le risque de cancer du sein et d’événements thromboemboliques veineux (phlébite, embolie pulmonaire), surtout la première année, ainsi que le risque d’AVC ischémique avec l’âge. Le risque absolu reste faible chez les femmes récemment ménopausées sans facteurs de risque, mais doit être discuté. L’ajout de progestatif protège l’endomètre, limitant le risque d’hyperplasie/cancer endométrial lié aux œstrogènes seuls chez les femmes non hystérectomisées. Signalez immédiatement douleur thoracique, dyspnée, toux sanglante, douleur/jambes gonflées, céphalée violente, troubles de la vision/parole.
Autres précautions: Climen n’est pas contraceptif; si une contraception est nécessaire, privilégiez une méthode non hormonale. Arrêtez le traitement et consultez si vous développez jaunisse, élévation marquée des transaminases, hypertension soutenue, migraine inhabituelle, grossesse ou saignement vaginal inexpliqué. La prudence s’impose en cas d’angio-œdème héréditaire, de porphyrie ou d’antécédent de cholestase gravidique. Le THS peut provoquer une rétention hydrosodée; surveillez insuffisance cardiaque/rénale. Les femmes ayant des triglycérides très élevés nécessitent une surveillance pour prévenir une pancréatite. L’apparition de taches brunes (chloasma) est possible; évitez l’exposition solaire excessive.
Climen est contre-indiqué en cas de cancer du sein connu, suspecté ou antécédent, de tumeurs malignes estrogéno-dépendantes (ex.: cancer de l’endomètre), d’hyperplasie endométriale non traitée, de saignement vaginal inexpliqué, de thromboembolie veineuse active ou antécédent (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire), de trouble thromboembolique connu (ex.: déficit sévère en protéine C/S, antithrombine), d’affection thromboembolique artérielle récente (AVC, infarctus), d’atteinte hépatique sévère ou aiguë jusqu’à normalisation, de porphyrie, ou d’hypersensibilité à l’un des composants.
La grossesse et l’allaitement constituent des contre-indications: Climen ne doit pas être utilisé pendant ces périodes. Si une grossesse survient, cessez immédiatement le traitement. Climen ne convient pas aux enfants ni aux adolescents et n’a pas d’indication en contraception.
Comme tout médicament, Climen peut entraîner des effets indésirables, souvent modérés et transitoires en début de traitement: tension mammaire, céphalées, nausées, ballonnements, variations d’humeur, irritabilité, saignements intercurrents (spotting), modification du flux ou du calendrier des saignements, œdèmes périphériques, prise ou perte de poids, modifications de la libido. La plupart s’atténuent après quelques cycles d’adaptation. Des troubles cutanés (prurit, rash, chloasma) ou une augmentation de la sensibilité des seins peuvent survenir.
Des événements rares mais graves nécessitent un arrêt immédiat et une prise en charge urgente: signes de thromboembolie (douleur/calf, gonflement unilatéral, douleur thoracique, essoufflement), accident vasculaire cérébral (faiblesse unilatérale, trouble de la parole, céphalée brutale), infarctus (douleur thoracique constrictive), atteinte hépatique (jaunisse, urines foncées, douleurs abdominales). À long terme, un THS combiné est associé à une légère augmentation du risque de cancer du sein, qui diminue progressivement après l’arrêt. Un suivi régulier (examen clinique, mammographies selon âge et recommandations) est recommandé.
Certains médicaments inducteurs enzymatiques (notamment CYP3A4) peuvent diminuer l’efficacité d’Climen en augmentant le métabolisme des hormones: antiépileptiques (carbamazépine, phénytoïne, phénobarbital, primidone), antituberculeux (rifampicine, rifabutine), certains antirétroviraux, et le millepertuis (Hypericum perforatum). À l’inverse, des inhibiteurs puissants du CYP3A4 (kétoconazole, itraconazole, clarithromycine, ritonavir/cobicistat) peuvent augmenter les concentrations hormonales et le risque d’effets indésirables. Le jus de pamplemousse peut également majorer l’exposition aux estrogènes.
Climen peut interagir avec les anticoagulants, la lamotrigine (diminution de ses concentrations), la ciclosporine (augmentation possible), ainsi qu’avec les hormones thyroïdiennes (nécessité d’ajuster la dose chez certaines patientes). Informez systématiquement votre médecin ou pharmacien de tous les médicaments, phytothérapies et compléments que vous prenez. Évitez l’automédication avec le millepertuis pendant le traitement. En cas de doute, demandez conseil pour sécuriser la co-prescription.
Si vous oubliez un comprimé de Climen mais que l’oubli remonte à moins de 12 heures, prenez-le dès que possible puis poursuivez au moment habituel. Si plus de 12 heures se sont écoulées, sautez la dose oubliée et reprenez le traitement normalement le jour suivant. Ne prenez pas de dose double pour compenser. Un oubli peut favoriser des spottings ou des saignements intercurrents. En cas d’oublis répétés, discutez d’une stratégie pour améliorer l’observance.
Un surdosage accidentel avec Climen peut entraîner nausées, vomissements, tension mammaire, somnolence, vertiges ou saignements de privation. Il n’existe pas d’antidote spécifique; le traitement est symptomatique. En cas d’ingestion importante ou chez un enfant, contactez immédiatement un centre antipoison ou un service d’urgence et apportez l’emballage pour identification.
Conservez Climen dans son emballage d’origine, à l’abri de l’humidité et de la lumière, à température ambiante (généralement en dessous de 25 °C), hors de portée des enfants. Ne pas utiliser après la date de péremption indiquée. Ne jetez pas les médicaments au tout-venant: rapportez les plaquettes non utilisées ou périmées à votre pharmacien pour une élimination sécurisée.
En France, les traitements hormonaux substitutifs comme Climen relèvent en principe d’une prescription médicale: l’indication, la posologie et le suivi doivent être individualisés après évaluation du rapport bénéfice/risque. La réglementation encadre strictement la dispensation, y compris en vente à distance, pour garantir sécurité, traçabilité et conseil pharmaceutique. L’automédication ou l’achat non encadré d’un THS n’est pas recommandé, en raison des contre-indications et interactions possibles, et des besoins de surveillance clinique.
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Important: ce contenu est informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Avant de démarrer ou de renouveler un THS comme Climen, demandez un avis médical, surtout en cas d’antécédents personnels/familiaux de cancer, de thrombose, de maladie hépatique, de migraine sévère, ou si vous prenez d’autres traitements. Une décision partagée, éclairée et réévaluée régulièrement reste la meilleure garantie d’un traitement efficace et sûr.
Climen est un THS séquentiel associant de l’estradiol valérate (un œstrogène identique à l’hormone naturelle) et de l’acétate de cyprotérone (un progestatif à activité anti-androgène). Il est utilisé pour soulager les symptômes de la ménopause (bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil, sécheresse vaginale, sautes d’humeur) et pour prévenir la perte osseuse chez certaines femmes à haut risque d’ostéoporose quand d’autres options ne conviennent pas.
Il s’adresse aux femmes ménopausées ou péri-ménopausées symptomatiques ayant un utérus, qui ont besoin d’un schéma séquentiel avec saignement de privation. Il est contre-indiqué en cas d’antécédent de cancer du sein ou de l’endomètre, de saignement vaginal inexpliqué, de thrombose/embolies, d’AVC/infarctus récents, de maladie hépatique sévère, de porphyrie, de grossesse/allaitement, ou d’hypersensibilité aux composants.
L’estradiol compense la chute d’œstrogènes, stabilise l’hypothalamus et réduit bouffées de chaleur, troubles du sommeil et sécheresse vulvo-vaginale. L’acétate de cyprotérone protège l’endomètre contre l’hyperplasie induite par l’œstrogène et, grâce à son effet anti-androgène, peut améliorer acné, peau grasse ou hirsutisme chez certaines femmes.
Climen se prend en séquentiel: d’abord des comprimés uniquement à base d’estradiol, puis des comprimés associant estradiol + acétate de cyprotérone, suivis d’un intervalle sans prise entraînant un saignement de privation. En cas d’oubli récent, prenez le comprimé dès que possible; au-delà d’environ 24 heures, sautez la dose oubliée et poursuivez le schéma normal (un oubli peut provoquer des spottings). Respectez toujours la posologie et les consignes de votre prescripteur.
Beaucoup de femmes ressentent une amélioration des bouffées de chaleur et du sommeil en 2 à 4 semaines, avec un bénéfice maximal en 2 à 3 mois. La sécheresse vaginale et la qualité de vie s’améliorent progressivement; l’effet osseux nécessite plusieurs mois.
Oui, un saignement de privation est attendu pendant l’intervalle sans comprimé du schéma séquentiel. Des spottings irréguliers peuvent survenir les premiers mois; s’ils persistent au-delà de 3 à 6 mois, deviennent abondants ou surviennent après une période d’amenorrhée, consultez.
Le THS n’est pas conçu pour la perte ou le gain de poids; quelques variations de poids liées à la rétention hydrique ou à l’appétit peuvent se produire mais sont généralement modestes. L’acétate de cyprotérone peut améliorer l’acné, la séborrhée et l’hirsutisme chez certaines femmes, tandis que l’équilibre hormonal peut réduire la chute de cheveux d’origine androgénique; les réponses sont toutefois individuelles.
Effets fréquents: sensibilité des seins, ballonnements, céphalées, nausées, modifications de l’humeur, spottings. Risques rares mais sérieux: thrombose veineuse/embolies, AVC/IM surtout chez femmes à risque, maladie hépatique, cholestase, réactions cutanées. Un léger excès de risque de cancer du sein est observé avec l’utilisation prolongée de THS combinés; la protection endométriale est assurée par le progestatif lorsqu’il est pris correctement.
Cancer du sein ou de l’endomètre (actif ou antécédent), tumeur œstrogéno-dépendante suspectée, saignement vaginal inexpliqué, hyperplasie endométriale non traitée, antécédent de thrombose veineuse/embolies ou trouble thrombophile connu, AVC/IM récent, hépatopathie sévère active, porphyrie, grossesse/allaitement. Un antécédent de méningiome impose d’éviter les progestatifs à base d’acétate de cyprotérone.
Comme d’autres THS combinés, Climen est associé à une légère augmentation du risque de cancer du sein en cas d’usage prolongé, qui diminue après l’arrêt. Le progestatif protège l’endomètre si le schéma est suivi; le risque d’ovaire peut être légèrement accru. L’acétate de cyprotérone a été associé à un risque de méningiome surtout à fortes doses cumulatives; à la faible dose utilisée en THS, la prudence s’impose chez les femmes à risque ou ayant des antécédents.
Non. Le THS ne prévient pas l’ovulation de façon fiable. Si vous êtes à risque de grossesse (péri-ménopause, moins de 12 mois d’aménorrhée), utilisez une contraception complémentaire non oestroprogestative si possible; arrêtez Climen en cas de grossesse.
Les inducteurs enzymatiques (par ex. millepertuis, rifampicine, carbamazépine, phénytoïne, certains antirétroviraux) peuvent diminuer l’effet de l’estradiol et du progestatif, entraînant spottings et perte d’efficacité symptomatique. Les hormones thyroïdiennes peuvent nécessiter un ajustement de dose (liaison aux protéines). Limitez le tabac (risque vasculaire) et l’alcool excessif (foie, bouffées de chaleur).
Les migraines sans aura peuvent s’améliorer sous THS; en cas de migraine avec aura, prudence et préférence pour les voies transdermiques. L’endométriose et les fibromes exigent une évaluation individuelle: le progestatif est protecteur mais les œstrogènes peuvent stimuler des lésions; un suivi rapproché s’impose.
Un bilan initial (antécédents, tension, IMC, seins, gynécologie), mise à jour mammographie selon l’âge, et réévaluation annuelle du rapport bénéfice/risque. Surveillez les symptômes mammaires, les saignements anormaux, la tension artérielle et les signes de thrombose; faites vos dépistages (sein, col, colon) selon les recommandations.
Utilisez la dose minimale efficace pendant la durée la plus courte compatible avec vos objectifs; beaucoup de femmes l’emploient 2 à 5 ans, parfois plus sous surveillance. À l’arrêt, un sevrage progressif peut réduire le rebond des symptômes, mais l’arrêt franc est aussi possible selon votre tolérance.
Oui, l’estradiol réduit la résorption osseuse et peut maintenir la densité minérale osseuse. Ce bénéfice est pertinent quand le risque fracturaire est élevé et que d’autres traitements de l’ostéoporose ne conviennent pas; l’apport en calcium/vitamine D, l’exercice et l’hygiène de vie restent indispensables.
Selon les pays, Climen est un princeps; des alternatives existent mais la substitution dépend du marché local. Conservez-le à température ambiante, à l’abri de l’humidité et hors de portée des enfants; respectez la date de péremption.
Le schéma séquentiel avec saignement de privation convient souvent aux femmes en péri-ménopause ou dans les premières années de ménopause. Après quelques années, certaines préfèrent un schéma continu-combiné visant l’absence de règles; le choix dépend de vos symptômes et de vos préférences.
Pour les bouffées de chaleur: ISRS/IRSNa (paroxétine, venlafaxine), gabapentine, oxybutynine; pour la sécheresse vaginale: lubrifiants, hydratants, estrogènes locaux à faible dose. Hygiène de vie: sommeil, activité physique, gestion du stress, limitation alcool/caféine et tabac.
Climen associe estradiol valérate + acétate de cyprotérone (progestatif anti-androgène); Femoston combine estradiol + dydrogesterone (progestatif neutre métaboliquement). Femoston est souvent bien toléré sur le plan mammaire et métabolique; Climen peut être préféré en cas d’acné/hirsutisme, avec la prudence liée au cyprotérone.
Les deux sont des THS séquentiels à base d’estradiol; Trisequens utilise un progestatif différent (norethisterone acétate) avec un profil légèrement plus androgénique. Climen offre un effet anti-androgène; Trisequens peut convenir aux patientes tolérant bien la noréthistérone et recherchant un schéma trisequentiel spécifique.
Cyclo-Progynova associe estradiol valérate et un progestatif de type levonorgestrel/norgestrel selon les versions, davantage androgénique. Climen, avec le cyprotérone, peut mieux agir sur les symptômes cutanés; en revanche, certaines patientes préfèrent le profil long d’expérience des progestatifs de 2e génération des schémas Cyclo-Progynova.
Angelique (estradiol + drospirénone) est en schéma continu-combiné visant l’absence de règles; la drospirénone a des propriétés anti-minéralocorticoïdes utiles en cas de rétention hydrique. Climen est séquentiel avec saignement programmé; il est souvent choisi en péri-ménopause ou si l’anti-androgénicité est souhaitée.
Kliogest (estradiol + noréthistérone) est continu-combiné; la noréthistérone peut donner plus de spottings initiaux et possiblement des effets androgéniques chez certaines. Climen apporte un progestatif anti-androgène mais impose un saignement cyclique; le choix dépend du souhait d’amenorrhée et de la tolérance progestative.
Climodien (estradiol valérate + dienogest) est continu-combiné; le dienogest offre un bon contrôle du saignement après quelques mois et un profil favorable sur l’endomètre. Climen induit un saignement de privation mensuel; il peut être préférable si l’on veut des cycles réguliers au début du THS.
Livial (tibolone) n’est pas un œstrogène/progestatif classique; il possède des métabolites à activités œstrogéniques, progestatives et androgéniques, utile chez les femmes post-ménopausées avec troubles du désir ou mastodynies sous œstrogènes. Climen convient mieux si l’on souhaite un œstrogène bio-identique avec protection endométriale anti-androgène.
La voie transdermique (patch/gel) associée à un progestatif (par ex. progestérone micronisée) contourne le premier passage hépatique et est associée à un risque thromboembolique plus faible que les formes orales chez les femmes à risque. Climen est oral; il peut convenir aux femmes à faible risque vasculaire préférant la commodité d’un comprimé.
La progestérone micronisée a un profil métabolique et mammaire souvent favorable et une sédation possible lorsqu’elle est prise le soir; elle est neutre sur la peau. Climen apporte l’anti-androgénicité du cyprotérone mais nécessite de prendre en compte les précautions liées à cette molécule.
Séquentiel (Climen): saignement mensuel prévu, adapté aux premières années de ménopause ou si des saignements réguliers rassurent. Continu-combiné: pas de règles après une phase d’adaptation, souvent préféré plusieurs années après la ménopause; le choix se fait sur symptômes, préférences et tolérance.
Les contraceptifs combinés contiennent des estrogènes synthétiques (éthinylestradiol) à doses contraceptives et sont destinés à la prévention de grossesse, avec un profil vasculaire différent. Climen utilise de l’estradiol bio-identique à doses de THS pour traiter la ménopause et ne protège pas de la grossesse.
Femoston conti vise l’amenorrhée avec estradiol + dydrogesterone en continu; utile chez les femmes post-ménopausées souhaitant éviter tout saignement. Climen induit un saignement programmé; certaines femmes le trouvent plus physiologique en péri-ménopause.
Duavive associe estrogènes conjugués et bazédoxifène (SERM) pour protéger l’endomètre sans progestatif; utile chez certaines femmes intolérantes aux progestatifs. Climen utilise un progestatif classique (cyprotérone) avec bénéfice anti-androgène, mais n’est pas destiné à éviter les progestatifs.
Divina/Divitren sont des schémas séquentiels d’estradiol ± progestatif (médrroxyprogestérone acétate selon pays) avec un long recul clinique. Climen se distingue par l’acétate de cyprotérone et son effet anti-androgène; les profils d’effets secondaires et le contrôle des saignements guident le choix.
Oui, l’acétate de cyprotérone confère un effet anti-androgène qui peut améliorer acné, séborrhée et pilosité indésirable, ce que n’offrent pas tous les progestatifs. Si ces symptômes sont au premier plan, Climen peut être une option, sous réserve d’évaluer les contre-indications et alternatives.